Devenir Fan

Blogroll

« Encore sur le Vel d'Hiv | Accueil | Yaka faukon l'armée à Marseille »

27/07/2012

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Polydamas

Puisque c'est à moi que tu t'adresses, voici mes remarques.

"N’allons pas croire que toutes les fois qu’une science ne sait pas expliquer ou rendre compte de quelque chose, c’est que la surnature a pris le dessus. C’est plutôt le signe que nos esprits sont encore trop faibles pour comprendre et expliciter de façon simple et élégante."

Tout à fait d'accord avec toi sur ce point. Le surnaturel n'a pas sa place. Pour autant, ce n'est pas moi, mais les scientifiques, qui cherchent à réconcilier théorie de la relativité, qui fonctionne à l'échelle macroscopique, et théorie quantique, qui fonctionne à l'échelle nanoscopique, dans le domaine physique.

On invente quantité de choses, des dimensions, des univers parallèles, pour pouvoir réconcilier tout cela. Visiblement, je ne suis pas le seul à considérer que le monde soit une unité, au moins en physique, cette quête ne concerne pas que les croyants...

Pour autant, si je peux comprendre la scolastique qui hiérarchise les sciences, je ne comprends pas l’hermétisme entre les domaines. Effectivement, aujourd'hui, les physiciens et les mathématiciens ont un mal fou à se parler. Et pourtant, il y aurait certainement beaucoup à apprendre de l'échange entre ces spécialistes.

"N’allons pas voir Dieu dans le big bang ou dans la clé de chez soi, comme un Guitton qui sucrerait les fraises : c’est bon pour la ménagère de cinquante ans mais pas pour un esprit épris dé vérité"

Très curieux de savoir pourquoi on ne peut pas voir Dieu dans le Big Bang. Il a pourtant bien été provoqué par quelque chose ou quelqu'un ce Big Bang, non ? Enfin, si on reste dans le domaine du déterminisme.

Sur la théorie quantique, et le rôle de l'observateur, je ne vois pas bien ce que Dieu vient faire là-dedans. Il s'agit d'autre chose, de dire que l'expérience est un tout, dans lequel observé et observateur ne sont pas indépendants. Ça ne veut pas dire que Dieu intervienne, ça veut dire que le monde est un (là encore !) et que le modèle ne peut dissocier ces éléments de manière trop artificielle. Ça veut dire que la conscience a la capacité de changer les choses par sa seule présence. Nul besoin de Dieu dans cette histoire. Et oui, on retrouve ces caractéristiques dans tout ce qui concerne les sciences humaines, où le principe de non-contradiction se retrouve en miettes. Et je ne vois pas où est le problème, puisque la mécanique quantique pose comme principe de base la dépendance entre observateur et observé, à ce qu'on examine ce que les sciences humaines ont à proposer concernant le "fonctionnement" de la conscience. Voire, peut-être, la spiritualité...

Pour conclure, Dieu est, par définition, l'inconnaissable, je ne vois aucune difficulté à le reconnaitre. Mais je suis convaincu que tous les domaines poussés à leur extrême, et confrontés les uns aux autres, permettent toujours d'en savoir davantage sur les secrets du monde. C'est perdu d'avance, on le sait bien, mais c'est justement pour cela que c'est enthousiasmant, on n'a jamais fini de mieux le découvrir.

Bashô

Juste pour dire que les physiciens et les mathématiciens se parlent beaucoup. Je pense en particulier aux théories quantiques des champs qui a motivé de nombreux médailles Fields (Atiyah, Konsevitch, Drinfeld etc) et continue d'intéresser vivement de nombreux mathématiciens i.e. compris des spécialistes de domaines qui peuvent sembler abstrait. Par exemple, une des étoiles montantes, Francis Brown ( que je verrai bien décrocher la médaille Fields s'il continue à tenir ses promesses ) a démontré une conjecture très difficile ( http://www.math.ias.edu/files/deligne/012312MultiZetas.pdf ) qui a des répercussions en théorie quantique des champs. On peut penser également à la mécanique statistique, aux systèmes dynamiques, à la géométrie non commutative. Bref, on se parle bien plus qu'avant. :)

Et pour pinailler sur un point secondaire, le Big Bang n'est pas l'instant zéro. On sait reconstituer l'histoire de l'univers jusqu'au moment où il était très chaud et très dense mais nous ne pouvons aller plus loin justement parce que les deux échelles se confondent, i.e. nous sommes obligés de prendre en compte la gravité à l'échelle atomique ce que nous ne savons pas faire. Le Big Bang ne décrit donc pas tant l'origine que le commencement d'une histoire.

Polydamas

Je trouve que les conférences qui suivent explicitent assez correctement les enjeux posés, sur les liens entre mécanique quantique et psyché. Le site vaut ce qu'il vaut, mais les conférences valent le coup d’œil. La version simplifiée et grand public est ici : http://www.doublecause.net/pdf/ConferenceHUG.pdf

La version plus technique est là : http://www.cunimb.com/francois/fm.pdf

Et dans tout ça, rien qui ressemble à Dieu, de près ou de loin.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.