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17/11/2014

Commentaires

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Jean-christian Hervé

En fait, le mot "mariage" n'a plus rien à faire dans le code civil ; c'est une concession faite à l’Église catholique lors de la séparation de l’Église et de l’État. Cette connotation religieuse n'a pas sa place dans une république laïque et ce mot devrait être réservé aux cérémonies religieuses. L'expression "Union civile" devrait y être substituée quelle que soit le type d'union, hétéro ou homo, le "mariage civil" n'étant qu'un simple contrat tri partite créant des droits et des obligations entre deux personnes consentantes et la société. En ce sens, la Loi "Taubira" n'est pas allée jusqu'au bout.

Z

fort pertinent, et la conclusion qui me rappelle celle d'une autre pas mauvaise en maths http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences-Ethique/Sciences/Laure-Saint-Raymond-entre-science-famille-et-foi-2014-11-08-1261719

Pascal Jacob

Votre argumentaire repose d'abord sur une similitude : le sens des mots change. De même que le mot "navigation" a pu dire des réalités diverses, le mot mariage peut bien le faire. La limite de la similitude est que, dans le cas qui nous occupe, appeler "mariage" l'union de deux personnes demême sexe est moralement injuste, parce que c'est méconnaître la spécificité de l'union de deux personnes de sexes opposés, par nature apte à renouveler la société.

Vous confondez ensuite la description sociologique des réalités qu'a pu recouvrir le terme, et la définition de la réalité nommée par le terme. Cette dernière dit aussi une exigence morale, cad ce que la réalité décrite doit s'efforcer d'être, et à partir de quoi on la juge : appeler "mariage" un rapt, par exemple, ne retire pas le fait que le rapt n'est pas à la hauteur de ce que l'alliance d'un homme et d'une femme est appelée à être.
Cordialement,
P. Jacob

Steed

La vraie question du mariage entre les homos c'est la filiation pas le fait qui signe un contrat pour dire : "nous nous aimons".

Grosso modo les couples homos ne peuvent pas se reproduire biologiquement c'est un fait : ils peuvent donc soit adopter soit utiliser un autre géniteur pour arriver à leurs fins.

Si il utilise un autre géniteurs et se voit affublé par la loi du titre de "parent" c'est un changement de modèle et de références dans la filiation.

Le modèle actuel : les géniteurs sont parents car ils sont responsables de leur progénitures. Le modèle avec option mariage homos : les parents sont les parties impliquées dans la conception et le géniteur n'est pas forcément impliquée dans la conception.

Si on suit ce raisonnement au vu de l'égalité des citoyens devant la loi. Un homme met enceinte une femme. 6 mois plus tard le couple se sépare. L'homme pourra dire en tant que géniteur, je ne me sens pas impliqué dans la conception de l'enfant tout comme le géniteur de type PMA /GPA. Si cela passe à la CEDH on va rigoler.

La vrai question sur le mariage n'est pas la volonté d'une vie commune d'une minorité sexuelle (d'une exception) mais l'impact que la modification d'une norme à sur la société. Ici sur la filiation.

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