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08/06/2012

Commentaires

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Stéphane

D'accord avec une partie du raisonnement...seulement. Dans ce cas, où rangez-vous le GoogleLabs de Google, ou l'Helsinki design lab de la ville d'Helsinki ? Ce sont pourtant bien des "fonctions", au sens ou elles existent comme équipe, dispositif, budget, quelque part dans le processus ? Peut-être faut-il envisager que ça puisse être une fonction certes, mais un fonction un peu particulière, dont la gouvernance lui autorise à faire des choses que d'autres fonctions ne pourraient pas ? et peut-être qu'il s'agit moins d'une fonction "innovation", que d'une fonction "d'empowerment à l'innovation", travaillant avec l'ensemble des directions ?
Par ailleurs, je me demande si en parlant "d'appétence technologique" et en évoquant essentiellement l'innovation techno, vous ne vous condamnez pas à mettre l'innovation sous les fourches caudines des DSI, alors qu'en envisageant les choses sous l'angle de l'innovation sociale, par exemple, vous ouvrez plus facilement le jeu à l'ensemble de l'organisation, et à des formes d'innovation non-technologiques...non ?

Arnaud Palisson

Je partage en grande partie votre point de vue.

Les DSI sont effectivement les champions de la confiscation technologique aux (seules ?) fins de conserver le pouvoir dans l'entreprise. On pourrait écrire des volumes sur la question.

Seul point de désaccord avec votre article : vous semblez penser que l'innovation doit passer par un dialogue entre les ingénieurs et les clients, en recourant au besoin à une intervention politique au sein de l'entreprise pour contraindre les parties prenantes à dialoguer. Mais si l'on se limite à cela, cela ne changera rien à moyen ou long terme. Je rejoins sur ce point le commentaire de Stéphane : les DSI disposeraient encore du pouvoir absolu.

Comme me disait récemment un analyste de notre DSI : « ça doit pas être les technos qui drivent la shop.» (C'est du français du Québec, je précise...)

Par ailleurs, je fais écho à l'un de vos précédents articles sur le peu d'intérêt que présentent pour vous les formations scolaires et universitaires dans un contexte de travail. On a beau avoir terminé avec succès son école d'ingénieur, on a beau avoir un diplôme d'informaticien,... On sera certainement bon technicien, mais on ne sera pas ipso facto innovant dans son travail.

Car, comme vous le dites vous-même très bien, l'innovation, « c'est une question de choix de personnes.»

Je pense personnellement que quand des techniciens et des clients (qui peuvent être d'autres services de l'entreprise) ne parlent pas le même langage, on ne peut pas laisser le dernier mot aux ingénieurs et aux informaticiens, sous prétexte que, c'est sûr, ils savent ce qu'ils font.

En fait, que l'innovation soit technologique ou non, il faut distinguer celui qui a l'idée innovante et celui qui a pour tâche de la mettre en œuvre. Car si l'entreprise ne dispose pas de techniciens innovateurs (ce qui est souvent le cas), aucune innovation ne pourra voir le jour dans l'entreprise.

Il faut donc prévoir un intermédiaire qui, sans être un spécialiste technique, a en revanche une bonne compréhension de l'organisation, de ses processus et des outils disponibles et qui a une vision stratégique au sein de l'entreprise.

Et il faut la volonté politique de l'entreprise d'imposer cet intermédiaire dans le processus.

À défaut, le seul dialogue que l'on aura éventuellement déclenché sera un dialogue de sourds.

Cela dit, je suis d'accord, cet intermédiaire ne doit pas devenir une technostructure. Il ne devra pas avoir de pouvoir décisionnel quant aux options stratégiques. (Pas plus d'ailleurs que la DSI ne devrait l'avoir, mais c'est un autre débat.)

Je rejoins là encore totalement Stéphane. Il faudrait plutôt parler d'une fonction de "dynamique de l'innovation", travaillant en transversal dans l'entreprise. L'un des avantages de cette approche, c'est qu'une telle fonction ne confisquerait pas l'innovation à son profit : elle n'aurait rien à y gagner - bien au contraire.

Signé :
Un autre employé-d'aéroport-fan-de-la-trilogie-berlinoise

Pierre Schneider

Stéphane, Arnaud : réponse d'ici quelques jours. Promis. P.S.

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